1.6.6

News

14/04/2011
Catégorie : General
Posté par : cfdt64

Envie de news locales ou nationales ?

 

CMS - 1.6.6 - Bonde-6041-Fr
 

Histoire du syndicalisme français


- 1818-1883 : naissance et mort de Karl Marx. Il élabore la « résolution sur les syndicats » adoptée à la première internationale de 1866. Il indique : « l’unique puissance sociale du côté des ouvriers est leur masse », « les syndicats, sans en avoir conscience, sont devenus des foyers d’organisation de la classe ouvrière ». Il influencera singulièrement la création de certaines organisations syndicales. Aujourd’hui après l’effondrement des blocs de l’Est et après l’inefficacité de la doctrine économique marxiste, rares sont les français qui soutiennent une vision marxiste des relations au travail.
- 1886-1887 : naissance des premiers syndicats chrétiens
- 1895 : création de la CGT – dés sa naissance d’inspiration marxiste, la CGT se place « sur la voie du syndicalisme révolutionnaire »* ; elle vise à « la disparition du salariat et du patronat »* ; elle est dominée tout au cours de son histoire par « la prééminence des communistes »* même si de nombreuses tentatives ont recherché l’autonomie vis-à-vis du parti communiste. Aujourd’hui encore avec l’Europe, le non de la CGT au projet de traité doit s’analyser comme un soutien au parti communiste et non à la position exprimé par B. Thibault favorable au traité constitutionnel. La CGT apparaît comme un syndicat oppositionnel (syndicalisme du refus) qui ne signe pratiquement aucun accord interprofessionnel. Elle est à ce jour le 2ème syndicat français en nombre d’adhérents (près de 650.000) et le premier au regard des résultats aux élections professionnelles. « L’entrée de la CGT à la Confédération Européenne des Syndicats en 1999, risque de mieux faire apparaître le manque de projet propre au syndicalisme cégétiste » qui préfère développer une stratégie d’opposition uniquement fondée sur le refus. *

 
- 1919 : création de la CFTC (confédération à référence chrétienne) qui « s’inspire dans son action de la doctrine sociale définie dans l’encyclique Rerum Novarum »*. « La CFDT est issue de la CFTC après le congrès de novembre 1964 où 70% des congressistes décident d’abandonner la référence chrétienne. La CFTC est à ce jour très minoritaire oscillant entre 2 et 7 % aux élections professionnelles. En 1964 après le congrès de novembre, la CFTC décide de se transformer en C F D T.

 
- 1920 : création du Parti Communiste Français : La CGT soutient les communistes traditionalistes et les trotskistes lambertistes avec la création du groupe « continuer la CGT en 1995 »* ; les responsables de la CGT siègent longtemps au bureau exécutif du Parti Communiste ; « la CGT prend position en faveur du candidat communiste lors de l’élection présidentielle de 1988 et en faveur de la liste communiste pour les élections européennes de 1989 »* .

 
- 1947 : La CFTC ne se réfère plus aux encycliques.
- 1947/ 1948 : Création de FO (Force Ouvrière) : la création de FO résulte d’une scission de la CGT. « FO est un pur produit de la guerre froide qui a vu le jour grâce au soutien financier des syndicats américains, donc indirectement de la CIA »*. « La centrale regroupe en son sein des anticommunistes de droite et de gauche… cependant des trotskistes, marxistes- léninistes sont parvenus à y faire leur trou »*. La centrale syndicale naît donc dans un terreau où la référence marxiste est omniprésente,  elle se développe en recherchant  un syndicalisme de proposition et d’engagement contractuel (1963 à 1989), pour connaître après 1989 l’influence des francs-maçons (« la libre pensée ») et des trotskistes lambertistes*. « FO comporte en son sein des minorités colorées anarchistes, syndicalistes révolutionnaires, trotskistes (lutte ouvrière et Mouvement pour un parti des travailleurs) »*. « Des mesures ont dû être prises pour éviter le noyautage du Front National »*. FO développe maintenant « une position isolationniste au sein du mouvement syndical »* ; Aujourd’hui FO possède un nombre faible d’adhérents en comparaison à la CFDT et à la CGT ; Elle est la 3ème organisation syndicale en France et voit sa représentativité diminuer.

 
- 1948 : Création de la FEN

 
- 1964 : Naissance de la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail) : Lors du congrès de la CFTC en novembre 1964, une majorité de 70% des congressistes décide d’abandonner la référence chrétienne et souhaite orienter l’organisation syndicale vers la laïcité. Se pose aussi la question de la dépendance aux partis politiques : la CFDT prend longtemps des positions en faveur de la gauche, de l’auto gestion et porte souvent des actions convergentes avec les partis de gauche et notamment avec le PS. Ceci réduira le libre arbitre de l’organisation syndicale. Aussi, à partir de 1977/ 1978 la CFDT décide d’effectuer un recentrage sur les objectifs uniquement syndicaux de défense des intérêts des salariés. La CFDT est la seule organisation syndicale à avoir réussi son indépendance vis-à-vis des partis politiques. Elle négocie ou s’oppose tant vis-à-vis de la droite que de la gauche et porte son propre regard sur la réalité. Cette indépendance lui vaut actuellement l’opposition des partis politiques, des autres organisations syndicales qui ne recherchent pas la seule défense objective des intérêts des salariés. A ce jour, la CFDT est de loin la première organisation syndicale en nombre d’adhérents (près de 900.000 adhérents) et la 2ème organisation syndicale au plan des élections professionnelles. Après le départ d’une frange extrémiste au moment des retraites, elle retrouve un nouvel essor avec un renouveau des adhésions. C’est le type de syndicalisme qu’elle porte, syndicalisme de proposition, réformiste et responsable, qui fait tout son attrait.
*(sources documentaires : " le syndicalisme en France " R.Mouriaux et  "l’entrisme trotskiste en milieu anarchiste" de Ch. Bourseiller )
 
Page précédente : Historique de la CFDT  Page suivante : Contactez-nous !